Pour sauver des vies dépister le cancer à temps

«La guérison complète du cancer est d’ores et déjà possible dans certains cas et nous savons agir sur presque toutes les formes de cancer. Très souvent le traitement a des chances de réussir si la maladie a été décelée à temps», dit le Dr M.-G. Candau, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé dans un numéro de « Santé du Monde » consacré au cancer. Il ajoute : « La bataille contre le cancer est loin d’être gagnée ; cependant, même dans l’état actuel de nos connaissances, la victoire serait déjà à demi assurée si le dépistage et le traitement précoces se généralisaient. »

dépistage du cancer

D’autres sommités du monde scientifique ont ceci à dire dans le numéro de « Santé du Monde » consacré au thème de la Journée mondiale de la santé le 7 avril 1970.

« En URSS les cancers du poumon, du sein et du gros intestin sont moins fréquents qu’aux Etats-Unis et qu’en Europe occidentale ; en revanche, on rencontre chez nous davantage de cancers de l’estomac. Il existe aussi des différences entre les diverses régions : il y a plus de tumeurs de la peau au sud qu’au nord et le cancer de l’œsophage est plus répandu dans les républiques de l’Asie centrale qu’ailleurs. Les examens prophylactiques d’adultes bien portants âgés de plus de 30 ans permettent sur 1000 individus d’en déceler environ dix souffrant d’une maladie précancéreuse et un atteint d’un cancer», déclare le Dr Nicolai Blokhine, directeur de l’Institut d’oncologie expérimentale et clinique de Moscou.

Il faut une approche collégiale dans le traitement du cancer, écrit le professeur Pierre Denoix, directeur de l’Institut Gustave Roussy à Villejuif, afin que le patient bénéficie du meilleur traitement possible nécessité par son état : chirurgie, radiations, médicaments. « Nous disposons d’un certain nombre d’armes. Elles sont effectives dans un tiers environ des cas ; nous pouvons espérer nous approcher de un sur deux, mais nous ne pouvons faire plus tant que nous n’aurons pas à notre disposition un nouveau procédé de traitement qui devra être à la fois général et spécifique, pouvant atteindre toutes les cellules malignes, rien quelles et où qu’elles soient. Celle arme nouvelle se situera-t-elle dans le domaine de l’immunologie? »

Maladie de la civilisation ?

« Le cancer n’est pas une maladie de la civilisation. déclare le Dr John Higginson, directeur du Centre international de recherche sur le cancer à Lyon, il affecte toutes les races et toutes les communautés, mais avec des différences sensibles : c’est ainsi que les cancers du foie et de la bouche sont plus fréquents dans le sud de l’Afrique et en Inde qu’en Europe et en Amérique du Nord alors que l’inverse est vrai pour le cancer du gros intestin. La preuve est faite que la plupart des cancers ne relèvent pas de la fatalité mais sont causés par des facteurs touchant à l’environnement. Les recherches dans ce sens ont été fructueuses. Ainsi, on constate la disparition d’un certain nombre de cancers d’origine professionnelle : cancer de la peau des ramoneurs, cancer de la vessie des teinturiers, ostéosarcome des horlogers, etc. »

Mais de nouveaux dangers surgissent et le Dr Higginson met en garde contre la multiplication de nouveaux composés chimiques (250 000 d’entre eux sont synthétisés chaque année !) et les progrès continuels de la technique industrielle ; ils exigent une vigilance constante de façon à éliminer un péril nouveau. Le Dr Higginson conclut : « Des progrès substantiels ont été réalisés au cours des dix dernières années dans toutes les branches de la recherche sur le cancer, progrès concrétisés par l’amélioration des méthodes thérapeutiques et prophylactiques. Le fait que les espérances n’ont pas été pleinement satisfaites s’explique par l’extrême complexité du problème ; il convient de rendre hommage au dévouement des nombreux chercheurs qui poursuivent sans relâche une tâche ingrate et ardue.»

Histoires de bonnes femmes

« Pour beaucoup de gens, le cancer est un châtiment du péché. D’autres s’imaginent qu’il est provoqué par les chutes et les coups ou encore par les secousses morales, les soucis, les conserves, les casseroles en aluminium, les graines de tomates, les corsets trop serrés. Les tasses en matière plastique, les piqûres d’insectes, la viande enfin ont eu tour à tour la réputation de causer le cancer. L’opinion selon laquelle le cancer est contagieux et peut être contracté en soignant un malade est encore solidement ancrée. Tout cela est faux mais il est bon d’être au courant des préjugés si l’on veut éviter que les informations destinées au public ne soient déformées au point d’en devenir méconnaissables. » C’est ce que fait ressortir, dans un article sur l’éducation sanitaire, M. John Wakefield, directeur du Service de recherche sociale du Christie Hospital à Manchester.

Non à la cigarette

La cigarette est responsable de 10 % environ de tous les décès qui surviennent chaque année en Grande-Bretagne, affirme sir George Godber, médecin chef. Département de la santé sociale de Grande-Bretagne. Outre le rôle bien connu de la cigarette dans la genèse du cancer du poumon, les fumeurs sont particulièrement visés par la bronchite et la thrombose coronaire. D’autres cancers de types moins courants — cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage et même de la vessie et du foie — se rencontrent plus souvent chez les fumeurs de cigarettes que chez les autres. Conscients de ce danger, les médecins de Grande-Bretagne ont cessé de fumer et en ont retiré un grand bénéfice, puisque, au cours de la période où le taux de mortalité par cancer du poumon augmentait de.25 %, il diminuait de 30% chez les médecins.

Comment on devient infirmière Hélène Robert (Ed. Marabout, collection « Réussir »

Questions, réponses, images… Cette technique comparable à celle qu’on applique à la télévision est utilisée pour ce livre, avec une différence essentielle: le lecteur peut converser et consulter l’« émission » 1

Et qui, mieux qu’Hélène Ropert, avec ses vingt ans de métier, pouvait parler de la profession d’infirmière ?

Voilà des informations réalistes pour ceux qui envisagent de pratiquer une profession paramédicale, comme pour ceux qui en ont entamé les études. Voici, devant vous, cette femme que tout le monde rencontre un jour ou l’autre mais que personne ne connaît bien : l’infirmière.

Leave a Reply